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L’Oasis de Figuig : La trilogie- eau, palmeraie et l’habitat

Pour une reconnaissance du patrimoine de Figuig

Le palmier, l’eau et le système traditionnel d’irrigation constituent le fil conducteur de l’architecture oasienne, participant à l’édification du modèle paysager local. Si les hommes se sont évertués dans le domaine d’irrigation traditionnelle, en créant des instruments  pour une répartition ingénieuse des parts d’eau entre les habitants des différents ksour (le système des khettarats) ; les femmes se sont spécialisées dans le métier de tissage de qualité, ce qui justifie ce qui a dis un des sages du 16ème  siècle: « Figuig c'est Tzadert et Tsadert » sa veut dire l'eau et le tissage.

Ainsi en se basant  sur la qualité des produits, des ressources humaines, de gestion  des ressources naturelles, Figuig a pu persister aux changements. L’irrigation et le tissage et le culturel sont les  trois pôles complémentaires de l’oasis de Figuig. Ils forment un tout homogène, reflétant ainsi une société à part, et mettent valeur une vision ouverte sur l’univers.

Ainsi, l’architecture vernaculaire de Figuig est le résultat de diverse cause liée au climat, à la présence de l’eau, à la disponibilité du matériau et au site géographique. Il en découle une expression d’une grande complexité. C’est ainsi que les maisons  étaient perçues comme des abris naturels dans lesquels les oasiens  recherchaient un maximum de confort et de protection et de l'utilisation optimale de espace bâtis (Darkaoui, 2000, pp.75-76).

Le Palmier dattier est la principale richesse de l'oasis de Figuig, cette région est  parmi les plus anciennes oasis de la frange septentrionale du Sahara. Elle est composée de sept ksar, ces ksour sont tous reliés entre eux par les jardins plus ou moins verdoyants de la palmeraie  (Bencherifa et Popp, 1992, pp.12-13). Le  Palmier dattier, malgré  plusieurs contraintes, reste le pivot de l’économie oasienne de Figuig. Déjà situés en frange septentrionale du domaine du dattier proprement dit, les 190.000 palmiers souffrent par ailleurs de la fraîcheur due à l’altitude et surtout de la fusariose vasculaire (Bayoud)9. Cette maladie cryptogamique décime en priorité les meilleures espèces, réputées fragiles. Malgré tout cela, le palmier dattier reste le symbole de la fertilité et de la prospérité. Il constitue l’arbre providence de l’oasis puisqu'il a survécu au lendemain des crises les plus dures (Zaid, 1992). L’oasien accorde  au palmier une attention particulière, s’assurant constamment d’une suffisante alimentation en eau et une chaleur dépassant les 40  degrés : «il pousse tête dans le feu et pieds dans l’eau».  Dans ce milieu écologique fragile l'oasien a pratiqué la culture à trois étages, le palmier est la strate dominante qui ombrage les plus petits arbres fruitiers : abricotiers, grenadiers,  figuiers, oliviers, etc. Par la suite, ces petits arbres fruitiers servent eux mêmes à protéger les cultures plus basses de légumes, blé, orge, luzerne, henné, maïs, etc. On voit donc apparaître au milieu de ces systèmes, de réels microclimats favorables et particuliers de la culture en zone aride. Grâce à cette stratification, on diminue les effets extrêmes du soleil et du vent .Ce véritable microclimat local plus frais crée des échanges par convection qui maintiennent les niveaux de température et d’humidité constants sous la voûte des palmiers.

Le  Palmier dattier, malgré  plusieurs contraintes, reste le pivot de l’économie oasienne de Figuig.

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