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Portrait : Abderrahmane ZENATI, une légende vivante au Maroc.

Daté du 02/02/2017 - Portraits

C’est avec "Les cigognes reviendront-elles à Oujda ?", son premier ouvrage, paru en 1994, que cet artiste peintre autodidacte s’est imposé auprès du public marocain comme l’un des écrivains maghrébins contemporains les plus originaux et les plus audacieux. 

Au départ pourtant, rien ne semblait devoir porter ce self-made-man qui n’avait jamais fréquenté l’école, vers la peinture et encore moins vers l’écriture.

Né en 1943 dans un milieu frôlant la misère, orphelin à l’âge de cinq ans, dès l’aube de son enfance, il se retrouva abandonné dans l’enfer de la rue. 

Livré à lui-même, comme Gavroche de Victor Hugo et Rémi d’Hector Malot, au grès de ses pas, ventre affamé et tremblant de froid, il erra durant des années dans les rues et les terrains vagues… 

Pour survivre, il mangeait n’importe quoi, en fouillant dans les poubelles, parmi les chiens et les chats. 

L’enfance triste et déchirée d’Abderrahmane Zenati n’a été bercée que par les rêves et les contes que lui narrait cheikh Tayeb, un vieux conteur populaire de "halka". 

A force de vivre dans la disette et la saleté, à douze ans, la tuberculose lui perfora les poumons et le cloua dans un lit de l’unique hôpital d’Oujda. 

C'est là, face à la bonté des infirmiers et aux discussions profondes avec ses compagnons malades, qu’il a apprit conscience de la réalité de sa vie. Tous ces échanges variés lui permettaient de vivre intensément un espoir à travers l’humain de chacun. 

Lui, qui, jusque-là, ne se souciait seulement que de manger pour survire l’heure présente, la pensée de savoir de quoi son demain serait fait, avait soudain germé dans ses pensées. Et seul, par instinct, il se mit à gribouiller des dessins sur n’importe quel papier lui tombant sous la main. 

Puis, avec passion il s’initia à la peinture, à la lecture et bientôt à l’écriture.

A dix-huit ans, grâce à l’appui du docteur Sauvaget, le médecin chef de l’hôpital, il trouva une place comme aide soignant à la Santé Publique. 

A vingt ans il épousa par amour la charmante Fatima Jeddar qui lui donna six beaux enfants. 

En parallèle avec son métier, il continua à peindre. 

Depuis sa première exposition en 1958, il ne comptait plus ses admirateurs et ses amis… 

Grâce à son travail persévérant, bientôt il exposa ses œuvres tant au Maroc qu’à l’étranger. Plus d’une cinquantaine d’articles de presse nationaux et internationaux lui ont été consacrés, dans des supports aussi prestigieux que  "Jeune Afrique", pour ne citer que celui-ci, sans compter les innombrables interviews aux émissions télévisées.

En 1975, il réalisa la maquette du timbre anti- tuberculeux qui rapporta des centaines de millions à la ligue. 

Il consacra aussi plusieurs expositions dont le revenu était au profit des œuvres charitables, notamment pour les bébés abandonnés.

Abderrahmane Zenati a publié plusieurs romans, recueils de poèmes dont on cite entre autres 'Les Cigognes reviendront-elles à Oujda? ', 'Mémoire de la Fourmi ', 'La Déchirure ', 'L'Aube des Maudits ', 'Marjana mon amour ', ' La maison en face', 'Un Orphelin chez les Artisans'...

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