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Ils ont choisi de revenir au pays

Daté du 14/05/2013 - Région de l'Oriental

Même si la migration connaît une croissance soutenue, le phénomène du retour au pays d’origine est également une réalité, même s’il reste malaisé à quantifier. «Le Matin» est allé à la rencontre d’investisseurs qui sont nés, se sont formés et ont travaillé à l’étranger, mais qui ont choisi, à un moment de leur vie, de revenir au Maroc.

«Pour nombre d’immigrés, le retour au pays reste une perspective à laquelle ils sont attachés et qui s’inscrit dans le prolongement de leur trajectoire migratoire. Les liens, même distendus, avec le pays d’origine entretiennent cette aspiration», est-il souligné dans une étude l’OCDE intitulée «Perspectives des migrations internationales». Rachid Khoucha, né à Paris et âgé de 39 ans, fait partie de cette catégorie. Ce directeur d’exploitation d’Eco Box, une entreprise spécialisée en économie d’énergie, est au Maroc depuis six mois : «Je suis venu au Maroc en 2007 avec pour objectif de m’y installer, pour plusieurs raisons. L’évolution du cadre de vie au Maroc m’a intéressé.

Lors de mes séjours au pays, je sentais qu’il y avait d’énormes opportunités de travail et j’avais l’impression que tout était possible à réaliser. Je suis revenu au Maroc en 2002 pour un premier test. À cette date, j’avais déjà créé une marque de vêtements distribuée en Europe et j’envisageais de l’écouler au Maroc. Cette expérience n’a pas été concluante, je suis alors rentré en France». De retour dans l’Hexagone, ce père dont la famille est encore en France explique : «J’ai précédé les miens afin de préparer le terrain et sécuriser au maximum leur arrivée». En France, il a monté une société de transport de personnalités, mais il a été rattrapé par l’appel du pays. «Je suis revenu au Maroc avec un autre produit pour lequel j’ai suivi une formation relative à la réduction de la consommation énergétique. Nous proposons nos services aussi bien aux particuliers qu’aux PME et aux gros industriels». Même s’il a bénéficié de l’exonération d’impôts pendant les cinq premières années de la création de l’entreprise, Rachid Khoucha souligne néanmoins que «l’accompagnement reste insuffisant, notamment au niveau de la communication». À l’image des témoignages qui vont suivre, notre interlocuteur déclare que ce sont les associations et les réseaux de connaissances qui l’aident à contourner les difficultés liées à l’installation et à la création de l’entreprise. À ce sujet, une étude intitulée «L’impact de la migration de retour sur les pays d’origine : le cas du Maroc», réalisée en 2007, précise qu’«un tiers des migrants de retour ayant réalisé des projets au Maroc citent les contraintes administratives comme principal obstacle».


Les enfants n’ont aucun problème d’adaptation

Originaire de Casablanca, Aïssi Salah, père de sept enfants, est retourné au Maroc en 1990 : «Comme je suis de formation financière, j’ai travaillé pendant dix années dans une banque en France. Et comme tout Marocain, j’avais ce rêve de pouvoir revenir au pays avec le projet de création d’une entreprise dans les travaux publics. En revenant au pays en 1990, j’ai créé, en joint-venture avec une société française, une société qui travaille sur les terrains de golf. Nous employions alors 80 salariés». Cette première expérience a été stoppée par la première cause de mortalité des PME au Maroc : les impayés. «J’avais une ardoise de 4 millions de DH. Alors, en 1998, je suis reparti en France où j’ai enchaîné les contrats de consulting jusqu’en 2005, année où j’ai décidé de revenir de nouveau au Maroc, fort de mon expérience. En fait, je suis revenu pour les enfants». Notre interlocuteur soutient que les enfants n’ont aucun problème d’adaptation. «Pour leur scolarisation au Maroc, je suis passé par l’association de la communauté française du Maroc, puisque j’ai la double nationalité. Cette ONG dispose d’un bureau qui fournit les renseignements pour l’inscription des enfants dans les écoles. Comme ils avaient déjà étudié en France, ils étaient obligés de rejoindre un programme français. Ma fille, qui est en sixième, est scolarisée dans une école de la mission française». Pour Aïssi Salah, des efforts demeurent nécessaires pour tout ce qui se rapporte à la conformité, à la régularité, à la ponctualité et à la rigueur.

Créateurs d’emplois

«La notoriété que j’ai acquise au Maroc en cinq années dans l’importation de motos, je ne l’aurais pas eu en 20 ans en Europe», témoigne, pour sa part, Abousaïd Adelkarim, né en France et diplômé en économie, en management et en commerce et qui est retourné au Maroc il y a sept années de cela : «À l’âge de 28 ans, je suis parti à Dubaï où j’avais une société de trading. C’est à cette occasion, en rencontrant des fournisseurs sur place, que m’est venue l’idée d’introduire un nouveau produit au Maroc. J’ai importé des motos et des scooters, j’ai également lancé une marque actuellement distribuée auprès de 100 revendeurs et commercialisée dans les grandes surfaces». En dépit de certaines difficultés administratives et des impayés qu’il estime à 2 millions de dirhams, Abousaïd Adelkarim semble avoir le sens du business dans le sang.

Ainsi, c’est à la suite de sa rencontre avec un distributeur koweïtien d’huile industrielle pour motos et voitures, qui distribue dans 5 500 stations-service dans différents pays, qu’il monte une entreprise de distribution de cette huile. Plus tard, il dit avoir repris une entreprise de transport qui était en faillite et qui emploie actuellement 125 personnes. «Récemment, j’ai créé une quatrième entreprise, en partenariat avec une société libanaise qui distribue une eau minérale gazéifiée dans 50 pays et avec laquelle nous projetons la construction au Maroc d’une usine de fabrication et de mise en bouteille de cette eau, que nous avons d’ailleurs l’intention d’exporter en Algérie, au Mali et au Sénégal». Mais avant de passer à l’étape de la construction de l’usine, une première tentative d’importation de cette eau est contrariée par le blocage au port de Tanger du premier conteneur : «Nous sommes dans une dynamique d’investissements et de création d’emplois. Je souffre du blocage, alors que nous créons des emplois, mais je suis déterminé à persévérer. Aujourd’hui, ce sont 140 employés, donc 140 familles, qui vivent de notre business. Notre objectif est aussi de créer des emplois.

Nous avons sensibilisé nos partenaires étrangers afin de les encourager à venir investir au Maroc», soutient Abousaïd Adelkarim. De son côté, Malika Barki, vice-présidente de la communauté française au Maroc et responsable des associations des parents d’élèves, explique que cette détermination à aller jusqu’au bout de la concrétisation des projets trouve son origine dans «l’immigration à l’étranger» qui forge le caractère et la personnalité de l’individu.                                      


Une cellule pour accompagner les porteurs de projets

Le ministère chargé des Marocains résidant à l’étranger a mis en place une cellule pour accompagner les porteurs de projets et les investisseurs MRE. Cette structure a pour principaux objectifs de :

  • Informer et orienter les investisseurs MRE potentiels sur les différents secteurs de l’économie nationale.
  • Assister les porteurs de projets qui le souhaitent durant toutes les étapes, de la conception jusqu’à la réalisation de leur investissement.
  • Identifier et mettre en place des partenariats avec les acteurs locaux pour encourager les MRE à contribuer au développement de leur région d’origine.

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